Tuskaland

Une approche "systémique"

Une approche "systémique".

 

Les toponymes scandinaves dans la moitié sud de la France (carte)

 

Toponyme politique viking

 

Talbo trebo

 

De l'impossibilité d'une toponymie scandinave en Aquitaine. 

Certains clament haut et fort qu'il n'existe pas de toponymes d'origine scandinave hors de Normandie. Certains linguistes aquitains leur emboîtent le pas et considèrent que les hommes du Nord, vulgaires pillards de passage, ne sont pas restés assez longtemps pour laisser une empreinte toponymique au sud de la Loire. Le problème de ces opinions est qu'elles reposent sur des postulats historiques, et non sur des études sérieuses. L'hypothèse que les Vikings n'ont fait que traverser l'Aquitaine sans s'y arrêter n'a jamais été démontrée. Pire, elle est contraire à ce que l'on sait des hommes du Nord. Partout où ils sont allés, les hommes du Nord se sont installés. En Russie, en Angleterre, en Irlande, en Frise en Normandie, en Bretagne, partout, sauf en Aquitaine. Or, aucune raison historique ne permet d'expliquer pourquoi l'Aquitaine aurait subi un sort différent du reste de l'Europe. Jules Michelet, Camille Jullian et Bernard Saint-Jours pensaient avoir trouvé une explication à la préservation dont aurait bénéficié l'Aquitaine : son rivage "hostile" et ses fleuves "impétueux" auraient découragé les hommes du Nord d'envahir la plus belle région de France... Cette explication est d'autant plus improbable que toutes les cités d'Aquitaine seront effectivement attaquées et prises durant les trois premières décennies de l'invasion... Si on n'a pas découvert de toponymes scandinaves au sud de la Loire, ce n'est pas parce qu'ils n'existent pas, mais parce qu'on ne les a jamais cherchés.

Les Vikings sont venus en Aquitaine, personne ne le conteste. Ils prennent Dax, Tarbes, Bordeaux, Saintes, Périgueux, Toulouse, Angoulême, Limoges, Clermont. Or, lorsque les Vikings se donnent la peine de prendre des cités fortifiées et de les assiéger pendant des mois comme ce fut le cas de Bordeaux en 848, ce n'est pas pour les abandonner aussitôt après, mais pour en prendre le contrôle. Les textes sont formels: les hommes du Nord ont envahi la Gascogne dès 840, puis l'Aquitaine en 844, mais ils ne seront vaincus qu'en 982. Entre 840 et 982, on ne voit pas pourquoi ils se seraient désintéressés d'une terre qu'ils avaient mis autant d'énergie à conquérir. Ils sont venus pour rester et ont logiquement eu le temps de créer des noms de lieux. Des noms de lieux d'origine scandinave devraient couvrir l'Aquitaine. Un linguiste qui se mettrait à leur recherche devrait en identifier quelques-uns.    

Une parenté évidente avec la toponymie normande. 

Il suffit de longer le littoral gascon pour se rendre compte de la parenté entre les toponymes gascons et normands. Ondres, Bénesse, Angresse, Seignosse, Messanges, Contis sont les cousins d'Ondreville, Benneville, Angreville, Senneville, Mésangueville, Conteville. Etrangement, aucun linguiste gascon, ni aucun linguiste normand n'avait remarqué cette parenté, ne serait-ce que pour l'écarter... L'explication est simple : lorsque les linguistes normands veulent interpréter leur toponymie, ils regardent vers la Scandinavie et les îles britanniques. Lorsque les linguistes aquitains veulent interpréter la leur, ils regardent vers l'Espagne et la Méditerranée. Jamais ils n'ont songé à comparer leurs toponymies respectives... Ce constat explique les fortes résistances des milieux universitaires à nos conclusions. 

Première clef, les noms en hus, maison.

Cette parenté entre les toponymies gasconnes et normandes nous permet de découvrir une des premières clefs pour décoder la toponymie gasconne. On le voit, le suffixe -ville de Normandie est remplacé par des suffixes en -os, -is, -es en Gascogne. Or, ville vient de villa, maison. Comment dit-on maison en scandinave ? hus... house en anglais, Haus en allemand. Les noms en -os de Gascogne réputés être pré-aquitainiques pourraient en fait être scandinaves. Bardos dériverait de Bardhus, la maison de Bard, Arengosse (Haering), Tarnos (Tarn), Biscarosse (Viskar), Bournos, Björn), Esténos (Hastein) etc... 

Idem pour les noms en -es Bénesse (Björn), Angresse (Asgeir), Seyresse (Sejer), en -is Contis (Knut), Bernis (Björn), Agris (Asgeir), en -ens Escueillens (Skuli), Gratens (Grastein), Bostens (Bostein), en -ous Vergeroux (Berggeir). Cette première clef nous donne une seconde clef.

Deuxième clef, les noms en haug, motte castrale. 

Les noms en -os sont cousins des noms en -ac. Siros/Sirac, Arnos/Arnac, Bernos/Bernac. Cette parenté avait été soulignée par Gerhard Rolfhs. Le linguiste en avait déduit que ces noms étaient contemporains et que le suffixe -os aurait marqué une "résistance aquitanique" à la romanisation de la Gascogne. Cette idée de "résistance gasconne", très valorisante, a été accueillie sans réserves... Si les noms en -os sont d'origine scandinave et s'ils sont cousins des noms en -ac, alors cela signifie que de nombreux noms en -ac sont d'origine scandinave. 

Les noms en -ac vont se décliner en -acq, -hac, -ague, -age, mais aussi en -ocq, -oge, -auge, -oc. Ils pourraient correspondre au mot scandinave, haug, la colline, la butte, la motte castrale. Cadillac dériverait de Kaetilhaug, la motte de Kaetill, Espartignac, la motte de Svarting, Toutigeac, la motte de Tostig... 

Au nord de l'Aquitaine où la langue d'Oïl vient modifier les prononciations, les noms en -ac se transforme en -ay. Bernac devient Bernay en, Normandie. Pour comprendre cette évolution, il suffit de regarder la capitale des Pays-Bas. La Haye se dit Den Haag en hollandais. Ce nom dérive de haug, la motte. Le mot français haie, qui désigne une barrière végétale désignait autrefois une motte castrale défendue par des épineux. 

Les noms en -haug, colline, motte castrale révèlent une zone "militarisée" où les contacts avec l'ennemi nécessitent des points fortifiés. On va trouver ces toponymes sur la rive droite de la Garonne où ils indiqueraient la présence d'une marche militaire protégeant la Gascogne d'attaques venues du Nord. On va également en trouver sur la rive gauche autour des cités sur lesquelles les Vikings gardent un oeil (Mérignac, Bouliac, Benauge à Bordeaux, Blagnac à Toulouse, Marracq à Bayonne).

Ces toponymes vont correspondre pour l'essentiel à la période de la conquête et vont être composés à partir de prénoms scandinaves, ceux a priori des chefs qui érigent ces fortifications ou résidences. Près de 200 prénoms scandinaves vont être identifiés dans le sud de la France. 

La force de la présomption toponymique.

Se baser sur la seule linguistique est insuffisant pour proposer une interprétation toponymique valable. Il est essentiel de vérifier la cohérence du toponyme avec l'histoire et la géographie. C'est le bon sens. Il est possible  de trouver des noms à consonnance phonétique  "phénicienne", "égyptienne" ou "maories" dans la toponymie française. C'est d'ailleurs un des arguments de ceux qui contestent une possible toponymie scandinave. Or, à la différence des Maoris, des Egyptiens ou des Phéniciens, les hommes du Nord se sont emparé de la quasi totalité des cités de Francie occidentale entre 840 et 865. L'hypothèse scandinave s'inscrit dans l'histoire de manière bien plus "précise" que les hypothèses wisigothes ou basques.

Il faut aussi tenir compte de la géographie. Si un toponyme décrit en langue scandinave une particularité géographique qui correspond à la réalité du lieu, alors la présomption d'une interprétation valide augmente. Par exemple, le mot Campagne. Logiquement, ce toponyme vient du latin campus pas de souci.  Néanmoins, les Scandinaves utilisaient un toponyme pour désigner un marché. Ce mot est kaupang. Ce mot va donner des noms comme Copen et Caupenne, mais va aussi être assimilé à campagne, par des moines ignorants des langues germaniques et de leur sens. Si Campagne se trouve à un carrefour routier, alors la probabilité scandinave grandit.

Le toponyme peut avoir un sens très clair. Par exemple Chalosse, anc. Sialosse. Sialosse pourrait correspondre à själhus, la maison de l'Esprit. L'esprit est "l'Esprit Saint". Ce mot désigne une abbaye ou un monastère. La pays de Chalosse est littéralement le "Pays de l'Abbaye", celle de Saint Sever a priori

Enfin, la pluralité des toponymes entrant dans une grille de lecture scandinave augmente la probabilité statistique de l'hypothèse étudiée. Biscarosse pourrait être un nom basque ou scandinave. La pluralité des toponymes basques ou scandinaves situés dans les environs est de nature à donner plus de force à une hypothèse plutôt qu'une autre. 

Les phénomènes d'attraction paronymique.

Certains mots scandinaves vont être assimilés à des mots français ou latins par les scribes. Ainsi, vik, golfe, va devenir vicus, ville. Le Grand Viel (Loire atlantique), Le Grand Village, anc. Le Grand Ville (Charente maritime), Vielle-Saint-Girons (Landes) sont manifestement des vik scandinaves.  Gat, le passage, va devenir gatus, le chat.  La pointe du Chay à Royan (Charente maritime), le courant d'Huchet (Landes), le Marcat d'Aüchets à Mimizan (Landes), Bois de la Chaise à Noirmoutier (Loire atlantique) sont des évocations de détroits ou gat...  Holm, îlot, va être assimilé à homme. Kaupang, marché, à campagne. 

Les canonisations intempestives.

On trouve de nombreux saints inconnus en Gascogne : Saint Gor, Saint Groux, Saint Geours, Saint Girons en font partie. Ils sont a priori des évolutions de S.Gor, S.Groux, S.Geours et S. Girons. Des noms ayant subi une probable  aphérèse. Asgor, Asgroux, Asgeours et Asgirons. Il pourrait s'agit d'évolutions d'Asgeirhus, la maison d'Asgeir. La motte d'Asgeir, Asgeirhaug ou Askerhaug, va être canonisé en S. Kerhaug. Saint Cirac, Saint-Quirc, Saint Cirq, Saint Cricq pourraient être des évolutions du nom scandinave. Evidemment, les linguistes latinisants vont mettre en avant Cyrillus. C'est possible, mais pas certain. Saint Ignac, Saint Ignan et Saint Aignan pourrait être des évolution d'Astignac, d'Astignan ou Astaignan, des dérivés d'Hasteinhaug, la motte d'Hastein. Parfois, on va assister à des marche-arrières. Sengresse était un Saint-Grès inconnu, évolution de S. Gres, c'est-à-dire AsgeirhusSaint Araille, Saint Aulaye, Sainte Eulalie seraient des évolutions de St Araille. Staraille serait une évolution de Hustaraille, à rapprocher d'Ustaritz... qui aurait pu devenir un Saint Aritz... L'aphérèse dans ce cas-là ne semble pas avoir concerné en "a", mais un "u".  Cintegabelle aurait subi le même genre d'influence. Sainte Gabelle -une sainte inconnue- aurait changé de sexe comme Saint-Aulaye qui devient Sainte Eulalie. Sainte Gabelle était selon notre grille de lecture un Saint Guebel -un prénom inconnu qu'on a rapproché "de force" de Gabelle. Saint-Guebel serait une évolution de thingvell, la vallée de l'assemblée et désignerait un lieu de réunion. La configuration des lieux est favorable à cette analyse. 

 

Le riche thesaurus de prénoms scandinaves.

Les prénoms scandinaves sont très nombreux. Ils piochent dans le bestiaire (Björn, ours, Sven, cochon, Arni, aigle, Ulf, loup), dans les éléments (Mar, mer, Stein, pierre, Vith, bois), des objets (Brand, épée, Geir, lance, Mund, cadeau), des adjectifs (adal, noble, stor, grand, ). Des prénoms composées sont déclinés à partir de ces mots et permettent quantités de variantes.  Il est intéressant de noter que les prénoms féminins sont également très variés. Logiquement, si les toponymes renfermant des prénoms masculins étaient purement accidentels et paronymiques, alors on drevrait trouver tout autant de toponymes renfermant un prénom féminin. Or, ce n'est pas le cas ce qui renforce la présomption que ces toponymes renferment bien des noms de guerriers.

La faiblesse de la science toponymique.

Il est possible de faire entrer un grand nombre de toponymes à consonnace germanique dans une grille de lecture scandinave. D'aucuns diront qu'ils sont Francs ou Wisigoths, mais l'histoire nous dit le contraire : toutes les cités d'Aquitaine furent prises par les Vikings qui ravagèrent l'Europe pendant deux siècles. Affirmer qu'ils n'ont pas pu laisser de toponymes car des "pillards" se contentent de passer est un postulat erroné et absurde. Les Scandinaves n'étaient pas seulement de grands marins, ils étaient aussi de grands cavaliers, de grands marchands, de grands charetiers et de grands skieurs. Les déplacements sur mer ou sur terre n'avaient aucun secret pour eux et ils pullulèrent dans l'empire franc comme des asticots sur une charogne. La toponymie nous apprend non seulement qu'ils parsemèrent la France de forteresses et de comptoirs commerciaux créant des routes commerciales sillonnant l'empire, mais aussi qu'ils s'installèrent et laissèrent de nombreuses traces de leur installation.. 

Cette présence scandinave n'a jamais été soupçonnée pour deux raisons : d'une part, jamais les historiens français n'ont étudié les invasions au sud de la Loire, d'autre part,  jamais les linguistes français n'ont étudié la possiblité scandinave dans la toponymie française hors de Normandie. Les uns et les autres victimes de leurs préjugés.

Il est certain que quantité de propositions toponymiques scandinaves évoquées sont erronées, mais il est certain aussi que toutes ne le sont pas. Il est certain enfin que les hypothèses scandinaves n'ont pas moins de valeur que les hypothèses latines. Ceux qui rejettent les hypothèses scandinaves et mettent en avant les hypothèses latines ou gauloise n'ont pas plus de preuve -et même beaucoup moins- que l'auteur de ces lignes. Il n'y a aucune raison pour rejeter d'emblée la probabilité scandinave, a fortiori au regard de l'histoire de cette période.

Tas ting carte prototype 4

Une méthodologie inversée : la "toponymie systémique". 

Habituellement, le toponymiste adopte une approche "littéraire". Il part de la source, en général un texte ancien et procède à une analyse littéraire, essentiellement paronymique, assortie de règles phonétiques permettant de faire entrer des cubes dans des trous ronds. Le problème avec cette approche littéraire est qu'elle ne concerne que les noms de sites suffisamment importants pour apparaître dans les textes anciens. Or, l'immense majorité des toponymes n'ont été retranscrits que récemment. Par ailleurs, cette approche supposée rigoureuse ne gomme en rien les erreurs. La preuve nous en est donnée par les dictionnaires toponymiques qui proposent souvent deux ou trois interprétations possibles, toutes proposées par d'éminents savants. La toponymie n'est pas une science dure, c'est une science molle. 

Lorsque des informations ne sont pas fiables prises en particulier, il existe une autre possibilité. On peut les prendre massivement et les recouper, cela s'appelle une approche statistique. L'approche statistique est, à nos yeux, la seule manière rationnelle d'appréhender des informations volatiles. 

Comment cela marche ? 

Par exemple, on prend les quatre chefs majeurs qui s'illustrèrent dans les premières années d'invasions. On commence par Ragnar connu sous les noms de Regner, Rainier, Renard, Rein. On entre les variantes dans le moteur de recherche Geoportail de l'IGN et on pointe sur une carte tous les noms qui sortent en France. On obtient Reignac, Les Reigniers, Reins, Rions, Royan, Reillac, Rilhac etc...  On prend ensuite Björn, le fils de Ragnar, connu sous le nom de Biarn, Berno, Bier, Bear. On reporte sur une autre carte tous les noms de lieux correspondant. Bernos, Biros, Biarritz, Beyrac, Bernac, Brion, Breillan, Bayon etc... Puis, on prend Asgeir, le frère juré de Ragnar, connu sous les noms d'Asker, Oskar, Ogier, Oncherus, Hoseri, Acher. On procède de même. Hossegor, Lesgor, Angresse, Aigre, Lescayre, Escayrac, Les Onchères etc... Idem pour Hastein, frère juré de Björn, dont le nom va êvoluter en Hasting, Stein et S(t)ein. On trouve Hostens,  Les noms qui apparaissent ont pour certains rien à voir avec les quatre chefs de l'invasion. Il y a eu d'autres hommes se nommant Rainier, Berno, ou Oscar.  Par ailleurs, il y a dans le lot, des occurrences purement accidentelles, c'est inévitable. Il ne s'agit que de probabilité.

Ensuite, on superpose les quatre cartes et on voit que dans de petits périmètres, on retrouve les quatre chefs : autour de Royan à l'embouchure d ela Gironde, autour de Mimizan où les Vikings ont possédé une base, autour de Capbreton, à l'embourchure de l'Adour, autour de Lescar et de Foix dans les Pyrénées, autour de Roanne dans le Forez, au-dessus de Sisteron dans les Alpes, et autour de Genève... Il peut difficilement s'agir d'un hasard d'autant que lorsqu'on étudie la toponymie environnante, on découvre de nombreux "noms scandinaves".  Si on ajoute à cela, que chacun de ces sites occupe une position stratégique, il devient statistiquement très probable que ces toponymes font bien référence aux chefs de l'invasion. Ragnar étant mort dès 845, ces toponymes permettent de dater très précisément l'offensive viking. Elle n'a pu avoir lieu qu'en 844 lorsqu'une flotte viking remonte la Garonne jusqu'à Toulouse. Les troupes vikings massées sur la rive gauche depuis 840 traversent en masse le fleuve et investissent le Massif central, la vallée du Rhône et les Alpes en quelques jours. Une offensive qui leur permet de prendre position à des carrefours commerciaux stratégiques. 

Cette approche qui heurte linguistes et historiens, littéraires de culture, fait cependant l'unanimité dans les mileux de le recherche scientifique.  L'approche statistique de la toponymie, permet de créer une "toponymie systémique" porteuse d'informations capitales et parfaitement intelligibles. 

Cette toponymie systémique permet de relever l'existence de réseaux : réseaux militaires avec les noms en -haug ou en gatborg. Réseaux commerciaux avec les noms dérivés de thraelleborg pour la traite des esclaves et des réseaux coloniaux avec les noms dérivés d'althing (assemblée), kaupang (marché), mjälhus (moulin). La superposition des cartes militaires, commerciales et coloniales permet une cartographie à la fois cohérente et précise de l'impact scandinave sur la France. Ces informations permettent -recoupées avec les sources de donner un sens nouveau- aux textes. Cette toponymie permet d'affirmer notamment que les attaques vikings n'étaient pas lancées depuis la Scandinavie mais depuis les bases côtières vikings, elle permet d'affirmer que les Vikings avaient développé une marche militaire autour de la Gascogne (zone de diffusion des noms en -ac) et encore que les Vikings étaient installés depuis vingt ans dans le pays lorsqu'ils lancèrent leurs attaques sur Clermont et Limoges. 

Trois outils pour décoder la toponymie scandinave.

- Geoportail le site de l'Iinstitut Géographique National. https://www.geoportail.gouv.fr/carte

- Wikipedia pour connaître graphies anciennes et étymologies de manière superficielle et rapide. Evidemment, il convient ensuite d'approfondir en étudiant les dictionnaires toponymiques  de référence. 

- The Viking Answer Lady pour connaître les prénoms vikings identifiés. http://www.vikinganswerlady.com/ONMensNames.shtml

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